fbpx
Connexion

Pleins feux sur une représentante des athlètes: Sasha Beck – Triathlon

« C’est notre tour », une nouvelle campagne de marketing d’AthlètesCAN, met l’accent sur les histoires d’athlètes leaders dans les 68 sports admissibles à l’adhésion à AthlètesCAN. La campagne met en lumière un moment charnière pour une nouvelle ère de gouvernance du sport, en soulignant les parcours respectifs des représentants des athlètes dans le mouvement de défense des athlètes, tant dans leur carrière qu’au sein de leurs organismes nationaux de sport (ONS).

Chaque semaine, AthlètesCAN présente un leader clé parmi ses membres, pour souligner comment la représentation des athlètes a joué un rôle important dans sa carrière et au sein de son organisme national de sport. 

Sasha Beck

Nom : Sasha Beck
Sport : Para Triathlon
Position / Épreuve : Guide
Titularisation au sein de l’équipe nationale : 2014-2016
Ville natale : Oakville, Ont.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous impliquer au sein de votre sport et comment avez-vous pris connaissance de cette possibilité?

J’en ai entendu parler par quelques entraîneurs et par l’ancien athlète administrateur, qui m’ont suggéré que je serais une bonne candidate, et j’ai donc posé ma candidature. J’ai ensuite rencontré notre chef de la direction et notre président, qui m’ont donné plus d’informations à ce sujet, et tous deux me connaissaient bien. Je voulais vraiment redonner au sport que j’aime et que j’ai pratiqué en grandissant. Cela m’intéressait et j’ai pensé que je pourrais contribuer au changement de manière concrète en apportant la voix d’une athlète au conseil d’administration et en m’alignant sur certaines des politiques et certains des critères qu’ils avaient déjà mis en place et qui étaient en cours d’application.

Pourquoi est-il important que le système sportif canadien accorde la priorité à une expérience centrée sur l’athlète?

Bonne question, c’est très important. Je pense qu’il est très utile qu’un athlète siège au conseil d’administration, car il s’agit de l’ensemble des membres au niveau de l’institut national du sport. Triathlon Canada, par exemple, compte 22 000 membres, et toutes les décisions prises par le conseil d’administration ont une incidence directe sur l’ensemble des membres, qui sont tous des athlètes. Il est donc très important et précieux de pouvoir faire entendre sa voix au conseil d’administration et dans la prise de décisions.

Comment avez-vous utilisé votre voix d’athlète au nom de vos pairs et quel a été son impact sur votre parcours sportif?

Je suis encore nouvelle au sein du conseil d’administration, alors je n’ai pas beaucoup d’expérience qui me permette de dire que j’ai apporté ma voix au conseil. Mais lorsque j’étais athlète au sein de l’équipe nationale, j’étais dans l’équipe paralympique et j’étais la guide d’une athlète malvoyante, et c’était quelque chose de tout nouveau pour Triathlon Canada et tout nouveau aux Jeux paralympiques pour lesquels je m’entraînais en tant qu’athlète, ceux de Rio en 2016. L’un des raisons pour lesquelles j’ai vraiment pu faire entendre ma voix d’athlète et avoir un impact positif, c’est que ce poste était tout nouveau pour l’équipe nationale, en tant que guide, et qu’il n’y avait pas beaucoup de soutien ou de critères en place pour l’appuyer. C’est pourquoi j’ai eu une conversation importante avec de nombreux entraîneurs et directeurs de la haute performance pour essayer de comprendre les objectifs de ce poste et comment il allait être maintenu lors des prochains Jeux, à savoir Tokyo 2020, Paris 2024 et Los Angeles 2028, et comment nous pouvions améliorer les expériences que j’avais eues. C’était bien, mais il y avait des améliorations à apporter, et j’ai donc clairement indiqué ce qu’il fallait faire pour s’assurer que ce poste de guide, qui est absolument obligatoire pour mener l’athlète malvoyant jusqu’à la ligne d’arrivée, soit traité comme un coéquipier – ce n’est pas un bénévole, c’est un coéquipier au sein de l’équipe nationale.

Quel est votre plus beau souvenir comme personne représentant des athlètes ou défendant les droits des athlètes?

Un de mes souvenirs les plus récents : je fais partie d’un comité au niveau d’un organisme provincial de sport pour l’aider à élaborer son plan de développement provincial. Pour moi, c’est un souvenir particulier parce qu’il s’appuie sur les parcours que j’ai créés au sein de l’organisme national de sport au Canada, et je pense que c’est la première fois qu’il y a un parcours très clair de développement pour les athlètes de l’équipe nationale. C’est quelque chose qui, selon moi, devait faire partie du parcours de l’équipe nationale en tant qu’athlète et que je recommande maintenant en faisant partie d’un comité pour aider à élaborer un nouveau plan de développement provincial. J’ai senti que j’étais vraiment inspirée pour aider le niveau provincial à atteindre la norme nationale, et vraiment clarifier les critères et les exigences, les normes, et ce que j’aurais voulu voir en tant qu’athlète quand j’étais dans cette phase de développement, dans cette phase au sein de l’équipe nationale, et que je veux voir aujourd’hui. Je suis très fière que nous soyons en train de le faire, mais ma voix est entendue, et je pense que nous ferons de grands progrès dans la création d’un parcours pour les athlètes de l’Ontario et jusqu’au niveau de l’équipe nationale canadienne.

Qu’avez-vous appris sur le fait d’être un leader dans votre sport?

J’ai appris qu’au fil des ans, de plus en plus de personnes considèrent qu’il est utile d’écouter les athlètes et de les faire participer à certaines décisions importantes qui auront une incidence directe sur eux. Que vous soyez un athlète à la retraite ou un athlète actif, vous recevrez un sondage qui aidera à recueillir des commentaires pour étayer ces décisions. J’ai appris que si l’on s’exprime et que l’on est très clair sur ce dont les athlètes ont besoin dans leur sport, on peut y arriver. Il y a beaucoup de gens qui sont prêts à soutenir les athlètes, sans nécessairement apporter une solution, mais qui sont prêts à les soutenir, et nous attendons simplement que les gens s’expriment. Je pense donc que ce que j’ai appris en tant que leader dans le sport, c’est que si vous vous exprimez, vous serez entendu, et cela aura une incidence positive si vous avez une organisation qui vous soutient.

Pourquoi les autres athlètes devraient-ils adhérer à AthlètesCAN ou jouer un rôle plus important dans la gestion de leur organisme national de sport?

Je pense qu’il est vraiment important que les athlètes envisagent de rejoindre des organismes tels qu’AthlètesCAN, qui sont littéralement là pour soutenir les athlètes et les aider à combler le fossé qui les sépare du langage politique et officiel qu’ils entendront au niveau des ONS. Les athlètes ont ainsi la possibilité de contribuer à certaines de ces décisions clés ou séances d’information et de les comprendre lorsqu’elles sont prises au niveau de l’ONS ou de l’OPS. Je pense que, bien souvent, les athlètes ne font qu’entendre certaines de ces décisions, mais il est vraiment important qu’ils comprennent pourquoi ces décisions, ces critères et ces politiques ont été prises ou élaborées et qu’ils réalisent que, lorsqu’ils participent à ce type de conversations, lorsqu’ils rejoignent ces organismes, ils peuvent avoir un impact sur eux-mêmes et se poursuivre tout au long de leur carrière sportive.

Je n’ai pas reçu de brevet – Que faire maintenant?

Par : Robyn Jeffries (gestionnaire de cas), Brayden Mulhern (chargé de projet) et Daniel Torch (chargé de projet)

Le blogue de la Solution Sport est rédigé par des étudiants en droit et a pour but de fournir des informations de base et les perspectives de l’équipe sur des questions d’actualité. Toutefois, le blogue n’a pas pour but de fournir des conseils ou des avis juridiques. Les athlètes qui ont besoin d’aide doivent communiquer directement avec la clinique à l’adresse [email protected]

Si vous avez été exclu, que votre candidature a été rejetée ou que votre brevet vous a été retiré, cette publication vous donne un aperçu de la façon de comprendre les facteurs qui ont conduit à la décision, du fonctionnement de la procédure d’appel et de la façon dont la Clinique Solution Sport peut vous aider.

Étape 1 : Demander un avis juridique

Nous recommandons aux athlètes de demander un avis juridique lorsqu’ils font face à des questions qui concernent une non-sélection, car ces personnes-ressources sont formées pour vous aider à comprendre vos options potentielles et vos droits légaux. N’hésitez pas à contacter la Clinique Solution Sport pour une assistance juridique pro bono (gratuite) : [email protected].   

À tout moment pendant votre procédure d’appel, vous pouvez décider qu’il est prudent ou avantageux de vous faire représenter par un avocat. Voici un lien vers une page où vous trouverez une liste d’avocats et de cliniques pro bono au Canada pour vous aider. N’oubliez pas que ces avocats et cliniques bénévoles n’ont aucune affiliation avec le CRDSC : https://www.crdsc-sdrcc.ca/fr/secretariat-de-reglement-arbitres.

Étape 2 : Comprendre la procédure d’octroi des brevets

Afin d’évaluer si votre demande d’appel est valable, il serait utile de comprendre la procédure d’octroi des brevets utilisée par votre ONS respectif. Les athlètes sont d’abord recommandés par leur ONS conformément à la « Politique d’octroi des brevets » de l’ONS. Ces politiques décrivent les exigences qu’un ONS utilise pour recommander les athlètes dans le cadre de la procédure d’octroi des brevets. Les politiques d’octroi des brevets doivent être spécifiques au sport et conformes aux politiques et procédures du Programme d’aide aux athlètes (PAA). S’il y a plus d’athlètes dans un ONS donné qui répondent aux critères d’admissibilité, l’ONS classera les athlètes en fonction de sa Politique d’octroi des brevets.

Sport Canada reçoit la liste des athlètes recommandés par l’ONS et la compare aux politiques et procédures du PAA relatives à l’octroi des brevets. Les athlètes doivent donc se qualifier pour un brevet en vertu des politiques établies par leur ONS et Sport Canada.

Étape 3 : Comprendre les étapes de rejet potentielles

La procédure d’appel varie en fonction de l’étape de la procédure d’octroi des brevets à laquelle l’athlète n’a plus été pris en compte. Il y a deux étapes où cela peut se produire : 

  1. L’ONS. Dans cette situation, l’ONS n’a pas recommandé l’athlète ou a recommandé le retrait du brevet de l’athlète.
  2. Sport Canada. Dans ce cas, Sport Canada a rejeté la recommandation de l’athlète ou lui a retiré son brevet.

Après avoir sélectionné un athlète pour un brevet, Sport Canada se réserve le droit de retirer le brevet pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

  1. non-respect des engagements en matière d’entraînement ou de compétition;
  2. violation de l’entente d’athlète-ONS;
  3. non-respect des responsabilités de l’athlète énoncées dans les politiques et les procédures du PAA;
  4. grave violation des règles de discipline y compris l’affirmation ou la poursuite d’infraction pénale;
  5. mise sous enquête; et
  6. violation des règles antidopage.

De plus amples informations sur les critères de disqualification ou les types d’activités entrant dans l’une ou l’autre de ces catégories sont disponibles à l’adresse suivante: https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/services/financement/aide-aux-athletes/politiques-procedures.html#a13

Étape 4 : Comprendre vos options

Dans les deux cas, l’athlète peut accepter la décision de l’ONS ou de Sport Canada, ou choisir de faire appel. Bien que la procédure d’appel soit généralement similaire, il est essentiel de consulter les procédures et les règles des politiques d’appel du décideur, soit l’ONS ou Sport Canada. Veuillez également prendre note que les délais des procédures d’appel sont stricts. Tout appel qui n’est pas fait dans les délais prescrits peut être pris en compte ou non, à la discrétion du directeur de l’ONS ou, dans le cas d’un appel du PAA, à la discrétion du directeur principal de la Division des programmes de Sport Canada. Toute décision d’acceptation ou de rejet d’un appel prise par le directeur principal de Sport Canada ne peut faire l’objet d’un appel.

Scénario (1) : ONS

Si le nom d’un athlète n’est pas soumis à Sport Canada, un appel peut être déposé selon la procédure d’appel interne de l’ONS. Voici un lien vers les ONS disposant de leur propre procédure d’appel interne : https://www.crdsc-sdrcc.ca/fr/politiques-appel.

Scénario (2) : Sport Canada

Si l’ONS soumet le nom d’un athlète et que Sport Canada rejette cette recommandation, l’athlète peut interjeter appel dans les 15 jours suivant la date de la décision en vertu de la procédure d’appel décrite dans les « Politiques et procédures du PAA ».

Avant de vous diriger vers la procédure d’appel générale par l’intermédiaire du CRDSC, il est important de prendre note que vous pouvez également faire appel par l’intermédiaire de la procédure d’appel interne de l’ONS concerné. De nombreux OSN, mais pas tous, disposent d’une procédure d’appel interne. La procédure d’appel interne de l’ONS est le plus souvent utilisée lorsque l’ONS ne recommande pas l’athlète pour l’octroi d’un brevet. Le CRDSC encourage l’utilisation de ces procédures et a fourni des lignes directrices aux ONS pour qu’ils créent leurs propres procédures d’appel internes.

Étape 5 : Appels

Si vous estimez qu’il y a eu des erreurs de procédure dans l’appel ou des faits ou circonstances qui justifient un nouvel appel, vous avez le droit de déposer un formulaire de demande auprès du CRDSC dans le délai prévu dans la politique d’appel pertinente, ou si aucun délai n’est spécifié dans la politique d’appel de l’ONS, au plus tard 30 jours après que la décision a été rendue.

La base de données de jurisprudence du CRDSC (https://www.crdsc-sdrcc.ca/fr/prevention-ressources-bases-de-donnees-jurisprudence) permet aux athlètes de rechercher des cas similaires au leur. Cela peut s’avérer utile pour déterminer les chances de succès d’un appel. Bien que les athlètes soient libres d’entreprendre cette démarche par eux-mêmes, nous vous recommandons d’utiliser les services juridiques à votre disposition, comme indiqué ci-dessus.

AthlètesCAN relance le sondage sur l’adhésion à l’EDI en partenariat avec l’UdeT et E-Alliance

TORONTO – AthlètesCAN, l’association des athlètes des équipes nationales du Canada, a annoncé qu’elle relançait son sondage anonyme sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI), en partenariat avec la Faculté de kinésiologie et d’éducation physique de l’Université de Toronto et E-Alliance, le centre de recherche pour l’équité des genres+ en sport.

L’objectif du sondage, d’abord dévoilé en mai 2022, est d’évaluer les caractéristiques démographiques des membres d’AthlètesCAN, la qualité de leurs expériences sportives en ce qui concerne l’EDI, et les moyens d’améliorer l’EDI au sein de la communauté sportive au niveau national.

Depuis la phase initiale de collecte des données, il y a près de deux ans, le sondage a fait l’objet d’un important processus de révision, qui a notamment consisté à réorganiser et à raccourcir le sondage, à apporter plus de clarté et de transparence là où c’était nécessaire, à restructurer les arbres de décision pour permettre des réponses plus rapides, et à rendre certaines sections facultatives. Le résultat est un questionnaire simplifié qui permettra un processus de réception plus stratégique et plus efficace.

« Ce sondage est important parce qu'il nous fournira des informations sur le portrait général du sport en ce qui a trait à l'équité, à la diversité et à l'inclusion (EDI). Cette édition a été simplifiée pour aider les athlètes à partager leurs expériences en matière d’EDI dans leur environnement sportif d'une manière compréhensible, accessible et facile à parcourir. »

Neville Wright, membre du conseil d'administration et président du comité de l'EDI d'AthlètesCAN.

Le sondage est toujours ouvert à tous les athlètes des équipes nationales, actuels ou ayant pris leur retraite au cours des huit dernières années, âgés de 16 ans ou plus. Les personnes de toutes les identités intersectionnelles sont invitées et encouragées à participer.

Dans le cadre de la révision, la durée du sondage a été réduite à environ 15 minutes et demandera des informations démographiques générales, tout en posant des questions sur des aspects spécifiques de l’expérience sportive des membres dans l’environnement des ONS, y compris la nature des expériences personnelles (c.-à-d. positives et négatives), les impressions générales sur l’EDI (facultatif) et la perception des progrès des initiatives en matière d’EDI (facultatif).

« La Faculté de kinésiologie et d'éducation physique est ravie de s'associer à AthlètesCAN dans le cadre de cette importante initiative. Le sondage anonyme mise à jour donnera aux athlètes l'occasion de faire entendre leur voix et, ce faisant, d'éclairer la conception et la prestation d'un sport sécuritaire, accueillant et plus inclusif au Canada. »

Professeure Gretchen Kerr, doyenne de la faculté de kinésiologie et d'éducation physique

Les athlètes des équipes nationales peuvent en apprendre davantage sur le sondage et y accéder ci-dessous.

À propos de la Faculté de kinésiologie et d'éducation physique (KPE) de l'Université de Toronto

La faculté de kinésiologie et d’éducation physique de l’Université de Toronto a pour mission de développer, de faire progresser et de diffuser les connaissances sur les interactions entre l’activité physique et la santé grâce à l’éducation, la recherche, le leadership et l’offre de possibilités. Suivre la faculté sur les réseaux sociaux @UofTKPE.

À propos d’AthlètesCAN

AthlètesCAN est l’association des athlètes des équipes nationales canadiennes. Il s’agit de l’unique regroupement d’athlètes au pays qui soit totalement indépendant et inclusif, et du premier organisme en son genre dans le monde entier. À titre de voix de plus de 6 000 athlètes de l’équipe nationale canadienne actuels et récemment retraités, les membres d’AthlètesCAN couvrent 68 sports à travers les Jeux olympiques, paralympiques, pan/parapanaméricains et du Commonwealth, et ceux actuellement financés par Sport Canada qui participent aux Championnats du monde seniors.

AthlètesCAN veille à ce que le système sportif soit centré sur les athlètes en formant des athlètes leaders qui influenceront les politiques du sport et qui, en tant que modèles à émuler,  favoriseront une solide culture sportive.  Suivez-nous sur les réseaux sociaux @AthletesCAN et Rejoignez #LeCollectif aujourd’hui.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Jacob Morris
Coordinateur, Communications et médias numériques
AthlètesCAN
613-526-4025 p. 224
[email protected]

Jelena Damjanovic
Responsable des relations publiques
Faculté de kinésiologie et d’éducation physique
Université de Toronto
416-946-3713
[email protected]

AthlètesCAN et Bound State Software lancent l’initiative AthleteHUB, qui rassemble les ressources du système sportif canadien pour plus de 3 000 athlètes des équipes nationales

 

TORONTO – AthlètesCAN, l’association des athlètes des équipes nationales du Canada, et l’agence Web Bound State Software de Vancouver ont fièrement annoncé vendredi le lancement officiel de l’initiative AthleteHUB.

Dévoilé à l’origine en février 2023 et financé par Sport Canada, AthleteHUB a été créé pour héberger une vaste gamme d’informations et de ressources actuellement disponibles dans l’ensemble du système sportif canadien, regroupées dans un seul et nouvel espace afin de servir de guichet unique centralisé pour les athlètes des équipes nationales canadiennes.

Au moment de son lancement, le Hub comprend plus de 80 ressources provenant de plus de 30 organismes distincts – et plus à venir – couvrant les domaines suivants : gouvernance du sport au Canada, développement de carrière, préparation à la compétition, éducation, équité, diversité et inclusion, éthique et intégrité, soutien financier et développment, soutien juridique et règlement des différends,santé mentale et bien-être, para sport, sport sécuritaire, durabilité et entraînement,blessures et nutrition.

« Le lancement d'AthleteHUB est une autre étape importante pour assurer aux athlètes une expérience sportive réussie et responsabilisante. Cet outil extraordinaire est le fruit d'années de consultation avec les athlètes sur ce dont ils ont besoin pour réussir dans le sport. Nous sommes ravis que cette initiative devienne une réalité et qu'elle permette aux athlètes d'accéder à des ressources extraordinaires dans l'ensemble du système sportif. »

Erin Willson, présidente d'AthlètesCAN

Tous les membres d’AthlètesCAN et les athlètes des équipes nationales seniors qui reçoivent une aide financière du Programme d’aide aux athlètes (PAA) – soit plus de 3 000 athlètes qui ont représenté Équipe Canada – auront accès à AthleteHUB en activant leur compte à l’adresse myathletehub.ca. Les athlètes des équipes nationales seniors qui ne reçoivent pas actuellement de financement du PAA par le biais d’un brevet peuvent y accéder en devenant membres d’AthlètesCAN via l’adresse athletescan.ca/adherez.

Passionné par la collaboration avec les organismes à but non lucratif, Bound State Software a été retenu parmi plus de 20 fournisseurs potentiels, en raison de sa vision de la conception et de la création de produits qui inspirent et suscitent des changements positifs. Au cours des huit derniers mois, Bound State a collaboré à la consultation et à production du Hub avec Nicolas Rouleau, gestionnaire du projet AthleteHUB, ainsi qu’avec Lindsay Smith, gestionnaire des projets liés aux athlètes et des opérations d’AthlètesCAN.

« Je suis incroyablement fier de lancer AthleteHUB. Conçu pour donner aux athlètes les moyens de réussir sur et en dehors du terrain, ce lancement marque un engagement important visant à favoriser la croissance et le développement des athlètes, et je suis honoré de faire partie de l'équipe qui s'est engagée à avoir un impact positif sur la communauté sportive canadienne. »

Nicolac Rouleau, gestionnaire du projet AthleteHUB

« Nous sommes ravis d'avoir contribué à la création d'AthleteHUB et d'avoir ainsi soutenu les athlètes canadiens dans leur parcours sportif. Ce fut également une expérience incroyable de fusionner notre expérience professionnelle avec notre dévouement pour les organismes à but non lucratif et le sport. Notre équipe est reconnaissante d'avoir eu l'occasion de collaborer avec AthlètesCAN, en particulier avec Nicolas et Lindsay, et nous sommes impatients de travailler ensemble sur d'autres contributions. »

Martin Cacace, président de Bound State Software

Pour toute question concernant AthleteHUB ou pour recommander des ressources supplémentaires, les athlètes des équipes nationales peuvent envoyer un courriel à l’adresse [email protected]

À propos de Bound State Software

Bound State Software est une agence basée à Vancouver qui crée des logiciels pour les organismes à but non lucratif. Nous apprenons comment fonctionnent les organismes à but non lucratif et nous les écoutons lorsqu’ils expliquent la charge de travail, les obstacles et les limites auxquels leurs équipes sont confrontées. Ensuite, nous créons l’application ou le site Web dont ils ont besoin pour les aider à créer le changement de manière plus efficace et avec moins de problèmes techniques.

À propos d’AthlètesCAN

AthlètesCAN est l’association des athlètes des équipes nationales du Canada. Il s’agit de l’unique regroupement d’athlètes au pays qui soit totalement indépendant et inclusif, et du premier organisme en son genre dans le monde entier. À titre de voix de plus de 6 000 athlètes de l’équipe nationale canadienne actuels et récemment retraités, les membres d’AthlètesCAN couvrent 68 sports à travers les Jeux olympiques, paralympiques, pan/parapanaméricains et du Commonwealth, et ceux actuellement financés par Sport Canada qui participent aux Championnats du monde seniors.

AthlètesCAN veille à ce que le système sportif soit centré sur les athlètes en formant des athlètes leaders qui influenceront les politiques du sport et qui, en tant que modèles à émuler,  favoriseront une solide culture sportive. Suivez-nous sur les réseaux sociaux @AthletesCAN et Rejoignez #LeCollectif aujourd’hui.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Jacob Morris
Coordinateur, Communications et médias numériques
AthlètesCAN
613-526-4025 Ext. 224
[email protected]

Martín Cacace
Président
Bound State Software
778-987-0454
[email protected]

AthletesCAN nomme de Sousa Costa sécrétaire, Vliegenthart comme 10e membre du conseil d’administration et lance l’appel de candidatures pour le poste de trésorier(ère)

TORONTO – AthlètesCAN, l’association des athlètes des équipes nationales du Canada, est fier d’annoncer de nombreuses mises à jour importantes au sein de son conseil d’administration pour 2024

L’athlète de l’équipe nationale de karaté à la retraite Chris de Sousa Costa a été nommé secrétaire de l’organisation, après avoir servi dans le poste de trésorier au cours de la dernière année, et il occupera les deux postes sur une base intérimaire au sein de l’exécutif en 2024, alors qu’AthletesCAN lance l’appel de candidatures pour élire son prochain trésorier ou sa prochaine trésorière

Le trésorier sera chargé de prendre les dispositions requises pour :

  • La tenue des documents financiers, y compris des livres comptables, qui sont nécessaires en vue de respecter la Loi
  • La garde et le contrôle des actifs de l’organisation, y compris l’application des directives du conseil d’administration relativement à l’investissement de ces actifs et aux opérations bancaires de l’organisation
  • La présentation d’états financiers aux administrateurs, aux membres et à d’autres personnes quand il le faut. 

Vous pouvez consulter une description complète du poste en cliquant ici. Les dossiers de candidature peuvent être soumis par courriel à [email protected] d’ici le 7 avril 2024.

En plus du processus de recrutement pour un(e) nouveau(velle) trésorier(ère), l’athlète paralympique de basketball en fauteuil roulant à la retraite et avocate Jessica Vliegenthart a été nommée 10e membre du conseil d’administration. Le règlement administratif d’AthletesCAN permet la nomination d’un(e) nouveau(velle) directeur(trice) pour chaque trois nouveaux membres du conseil d’administration élus à l’Assemblée générale annuelle. 

Vliegenthart a représenté le Canada de 2007 à 2012 et a remporté une médaille de bronze du Championnat du monde de 2010, ainsi qu’une paire de médailles d’argent des Jeux parapanaméricains (2007 et 2011). Elle a conclu sa carrière d’athlète aux Jeux paralympiques de Londres en 2012.

Dans sa pratique du droit municipal en litige et comme procureure, Vliegenthart conseille régulièrement ses clients sur une vaste gamme de sujets comme les enjeux de gouvernements locaux, notamment la gouvernance et les opérations, les conflits d’intérêts, les codes de conduite des conseils, la responsabilité municipale et la gestion de risques, la liberté d’information et les questions de confidentialité, l’autorité réglementaire et les enquêtes judiciaires.

Vliegenthart a aussi une pratique en droit du sport, conseillant les organismes sportifs sur les questions de gouvernance et d’opérations, l’élaboration de politiques, la responsabilité et la gestion de risques, les questions de confidentialité et le sport sécuritaire. Ayant comparu devant le Centre de résolution des différends sportifs du Canada (CRDSC), Vliegenthart travaille régulièrement avec les athlètes et les organismes sportifs pour l’avancement du développement du sport de façon sécuritaire et réussie.

Les autres membres de l’exécutif en 2024 comprennent l’Olympienne de natation artistique Erin Willson qui poursuit dans le rôle de présidente, tandis que l’Olympienne en aviron et vice-présidente Andrea Proske a été nommée présidente élue de l’organisme. 

À propos d’AthlètesCAN

AthlètesCAN est l’association des athlètes des équipes nationales du Canada. Il s’agit de l’unique regroupement d’athlètes au pays qui soit totalement indépendant et inclusif, et du premier organisme en son genre dans le monde entier. À titre de voix de plus de 6 000 athlètes de l’équipe nationale canadienne actuels et récemment retraités, les membres d’AthlètesCAN couvrent 68 sports à travers les Jeux olympiques, paralympiques, pan/parapanaméricains et du Commonwealth, et ceux actuellement financés par Sport Canada qui participent aux Championnats du monde seniors.

AthlètesCAN veille à ce que le système sportif soit centré sur les athlètes en formant des athlètes leaders qui influenceront les politiques du sport et qui, en tant que modèles à émuler,  favoriseront une solide culture sportive.  Suivez-nous sur les réseaux sociaux @AthletesCAN et Rejoignez #LeCollectif aujourd’hui.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Alan Hudes
Gestionnaire, Communications et partenariats sportifs
AthlètesCAN
613-526-4025 p. 224
[email protected] 

Les représentants des athlètes canadiens demandent une augmentation de 6,3 millions de dollars du financement du Programme d’aide aux athlètes dans le budget 2024

TORONTO / OTTAWA – AthlètesCAN, l’association des athlètes des équipes nationales du Canada, en collaboration avec la Commission des athlètes du Comité olympique canadien (CA du COC) et le Conseil des athlètes du Comité paralympique canadien (CA du CPC) – les représentants élus des olympiens et paralympiens du Canada – ont annoncé jeudi une demande au cabinet de la ministre pour augmenter de 6,3 million de dollars le financement du Programme d’aide aux athlètes dans le budget 2024.

La demande représente une augmentation de 18,8 % du financement du PAA pour athlètes des équipes nationales, ce qui correspond à l’augmentation de l’inflation depuis 2017, année au cours de laquelle le programme a fait l’objet de son plus récent ajustement. La demande propose d’indexer le PAA selon l’inflation à l’avenir, comme pour d’autres programmes financés par le gouvernement.

« Pour que les athlètes canadiens soient compétitifs sur la scène internationale, ils doivent pratiquer leur sport à temps plein », a déclaré Erin Willson, présidente d'AthlètesCAN et olympienne en natation artistique. « Les exigences de l'entraînement et les déplacements font qu'il est impossible pour les athlètes d'occuper un emploi à temps partiel pour couvrir leurs frais de subsistance et d'entraînement. »

Le PAA – souvent appelé brevet – a été conçu à l’origine comme une allocation de subsistance, d’entraînement et de scolarité pour les athlètes canadiens de haut niveau. Ce financement – qui compte des niveaux de statut complet et partiel – est déterminé en fonction du respect des critères d’octroi de brevets spécifiques au sport approuvés par le PAA – qui comprennent les normes atteintes lors de compétitions nationales et internationales et la recommandation par l’organisme national de sport (ONS) de l’athlète.

Selon la dernière édition du sondage sur la situation de l’athlète de haut niveau de Sport Canada, le financement du PAA représente environ 75 % ou plus du revenu annuel des athlètes. Avec un paiement maximum de 1765 $ par mois, la plupart des athlètes de haut niveau du Canada concourent aux plus hauts niveaux du sport tout en vivant avec un peu plus de 21 000 $ par an, ce qui, pour de nombreux athlètes, constitue leur seule source de revenus. 

Aujourd’hui, le PAA ne reflète plus la réalité que vivent les athlètes quand ils pratiquent leur sport au niveau international. Les athlètes doivent faire face à l’augmentation des coûts comme tous les Canadiens, la majorité des centres nationaux d’entraînement se trouvant dans les villes les plus dispendieuses du Canada – notamment Toronto, Montréal, Vancouver/Victoria et Calgary –  où le coût moyen des loyers a augmenté de 13,1 % d’une année à l’autre, en plus de l’augmentation des frais d’équipe et des coûts d’équipement, de déplacement, d’entraînement et de santé et de bien-être.

La demande vise à avoir une incidence positive sur plus de 1900 athlètes dans les 68 sports qui participent actuellement aux grands Jeux multisports (Jeux olympiques, paralympiques, panaméricains, parapanaméricains ou du Commonwealth) ou les sports actuellement financés par Sport Canada qui tiennent chaque année un championnat du monde senior.

Cette demande est indépendante de la récente demande de budget de 104 millions de dollars par le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien (CPC) pour le financement de base pour les ONS. AthlètesCAN, la CA du COC et le CA du CPC soutiennent entièrement cette demande, car des ONS dotés de ressources adéquates restent essentiels pour fournir le soutien et les services qui permettent aux athlètes canadiens de s’épanouir sur la scène internationale. Toutefois, sans financement spécifique alloué directement aux athlètes à la manière du PAA, les athlètes restent à risque.

« Les athlètes de haut niveau jouent un rôle essentiel en établissant des liens avec les communautés, en encourageant un sentiment de nationalisme et en s'adressant aux nouveaux Canadiens », a déclaré Erica Gavel, présidente du CA du CPC et paralympienne en basketball en fauteuil roulant. « Ils sont une source d'inspiration pour la prochaine génération et encouragent les Canadiens, vivant avec un handicap ou non, à adopter un mode de vie actif. Investir dans nos athlètes de haut niveau, c'est non seulement les soutenir dans leur quête d'excellence, mais aussi renforcer leur rôle d'ambassadeurs de la santé, du bien-être et de l'unité nationale. »

EN CHIFFRES

Étude de 2019-2020 sur la situation de l’athlète de haut niveau

  • 846 athlètes paralympiques, olympiques et non olympiques de haut niveau participant(e)s
  • Revenu annuel moyen : 28 858 $ en 2018
  • Moyenne de contribution du PAA de Sport Canada : 13 613 $
  • Contribution mensuelle maximale de Sport Canada par le biais du PAA : 1 765 $
  • Moyenne de l’aide provinciale : 3 689 $
  • Revenu d’emploi : 10 074 $
  • Revenu de sources liées au sport : 5 218 $
  • Revenu de récompenses sportives : 1 264 $
  • Dépenses des athlètes : 4 400 $  par mois

  • Augmentation de plus de 15 % depuis 2013-2014
  • Augmentation de près de 30 % depuis 2009
  • Plus de  600 $ de plus par mois en 2018 qu’en 2013-2014
  • Déficit de 1 800 $ par mois, soit près de 22 000 $ par année

Sondage de la CA du COC effectué en 2022

  • 83 % des athlètes interrogés ont répondu que la santé financière leur causait un stress important et contribuait à leur décision de quitter le sport prématurément

  • 80 % ont cité la stabilité financière comme le principal sujet de préoccupation
« En tant que para-athlètes, nous sommes confrontés à de nombreux coûts supplémentaires pour l'entraînement et la compétition. Qu'il s'agisse d'équipement adapté, de frais de physiothérapie supplémentaires ou autres, tous les coûts qu'un athlète doit assumer augmentent dans le cas des para-athlètes », a ajouté Greg Stewart, membre du conseil d'administration d'AthlètesCAN et champion paralympique du lancer du poids. « L'augmentation du financement du PAA permettrait aux para-athlètes qui représentent le Canada de continuer à pratiquer le sport plus longtemps et à un niveau plus élevé. Il ne s'agit pas seulement des budgets des athlètes, mais de permettre aux athlètes de se concentrer sur la poursuite de l'excellence sans obstacles afin qu'ils puissent représenter le Canada avec succès aux plus hauts niveaux. »

À propos d’AthlètesCAN

AthlètesCAN est l’association des athlètes des équipes nationales du Canada. Il s’agit de l’unique regroupement d’athlètes au pays qui soit totalement indépendant et inclusif, et du premier organisme en son genre dans le monde entier. À titre de voix de plus de 6 000 athlètes de l’équipe nationale canadienne actuels et récemment retraités, les membres d’AthlètesCAN couvrent 68 sports à travers les Jeux olympiques, paralympiques, pan/parapanaméricains et du Commonwealth, et ceux actuellement financés par Sport Canada qui participent aux Championnats du monde seniors.

AthlètesCAN veille à ce que le système sportif soit centré sur les athlètes en formant des athlètes leaders qui influenceront les politiques du sport et qui, en tant que modèles à émuler,  favoriseront une solide culture sportive. Suivez-nous sur les réseaux sociaux @AthletesCAN et  Rejoignez #LeCollectif aujourd’hui.

À propos de la Commision des athlètes du COC

La Commission des athlètes du COC représente la voix des athlètes olympiques canadiens auprès du conseil d’administration du Comité olympique canadien, de Sport Canada, du Comité international olympique, des Fédérations internationales de sports et de toutes les autres organisations sportives nationales. Cette commission joue un rôle très important, notamment en présentant le point de vue des athlètes canadiens sur des sujets comme les droits des athlètes, les politiques de sécurité dans le sport, les accords de partenariat marketing du COC, les politiques de sélection de l’équipe olympique et plus encore.

À propos du Conseil des athlètes du CPC

Le Conseil des athlètes du CPC est un groupe élu d’athlètes paralympiques actuels et retraités (au cours des huit dernières années) qui agissent en tant que voix collective, défendant les meilleurs intérêts des athlètes paralympiques canadiens et du mouvement paralympique au Canada. Le Conseil des athlètes du CPC s’efforce de fournir des commentaires et des recommandations du point de vue des athlètes au personnel, aux comités et au conseil d’administration de la SCP en ce qui concerne la prise de décisions à tous les niveaux de l’organisation.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Alan Hudes
Gestionnaire, Communications et    partenariats sportifs
AthlètesCAN
613-526-4025 p. 224
[email protected]

Commission des athlètes du COC
[email protected]
@TeamCanadaAC
bit.ly/3xWxs1S

Conseil des athlètes du CPC
[email protected]
@CDNParalympique
paralympique.ca/conseil-des-athletes

La Clinique Solution Sport identifie les lacunes du système de sport sécuritaire pour les athlètes de niveau provincial ou territorial

Par : Amanda Fowler et Safiya Nanji

Le blogue de la Solution Sport est rédigé par des étudiants en droit et a pour but de fournir des informations de base et les perspectives de l’équipe sur des questions d’actualité. Toutefois, le blogue n’a pas pour but de fournir des conseils ou des avis juridiques. Les athlètes qui ont besoin d’aide doivent communiquer directement avec la clinique à l’adresse [email protected]

Au cours de la dernière année, le Canada a été le théâtre de scandales concernant des abus très médiatisés dans de nombreux sports, tels que Hockey Canada, Gymnastique Canada, Boxe Canada et Bobsleigh Canada Skeleton

Ces scandales ont mis en lumière des entraîneurs abusifs, une mauvaise gestion institutionnelle et une absence générale de réaction appropriée. Des athlètes de tous les niveaux sportifs se sont confiés sans crainte et ont raconté des histoires personnelles d’abus, et certains ont déposé des plaintes officielles. Par conséquent, la ministre des Sports de l’époque, Pascale St-Onge, a pris des mesures. 1 La ministre St-Onge a supervisé la mise en œuvre de Sport Sans Abus, le nouveau système indépendant du Canada pour prévenir et contrer la maltraitance dans le sport. Il convient toutefois de souligner que ce nouveau système ne s’adresse pas à la plupart des athlètes canadiens. Parmi ceux qui ne sont pas couverts, les plus notables sont les athlètes de niveau provincial ou territorial.

Aperçu de Sport Sans Abus

Avant d’expliquer comment et pourquoi les athlètes provinciaux et territoriaux tombent dans une zone grise, il est important d’avoir une compréhension générale du cadre de Sport Sans Abus. Sport Sans Abus est composé de trois entités : 

1) le Bureau du Commissaire à l’intégrité dans le sport (« BCIS »)

2) le Conseil des sanctions en matière de maltraitance dans le sport (« CSMS ») 

3) le Directeur des sanctions et des résultats (« DSR »). 

Le BCIS est un organisme tiers indépendant chargé d’administrer le Code universel de conduite pour prévenir et contrer la maltraitance dans le sport (CCUMS) à l’aide de processus tenant compte des traumatismes pour les athlètes nationaux et les organismes nationaux de sport (ONS) financés par le gouvernement fédéral 2. Le CCUMS couvre diverses formes de maltraitance : harcèlement, maltraitance psychologique, maltraitance physique, maltraitance sexuelle, manipulation psychologique (conditionnement), transgression des limites, discrimination, omission de signaler et complicité dans l’un des actes susmentionnés.

Le BCIS reçoit des préoccupations de deux manières : 1) des participants individuels déposent des plaintes pour des violations présumées du CCUMS, et 2) des individus ou des organismes demandent une évaluation du milieu sportif pour enquêter sur des problèmes systémiques liés aux CCUMS dans un sport particulier. Une fois les plaintes examinées, le DSR prend des décisions concernant les mesures provisoires et a le pouvoir d’imposer des sanctions aux signataires du programme. Le CSMS est directement responsable devant la communauté sportive canadienne de la discipline et des sanctions. La CSMS supervise les activités du DSR et veille à ce que le DSR applique le CCUMS de manière équitable et cohérente, protège et promeut l’intérêt public, et assure un processus disciplinaire efficace et efficient. Bien que chacun de ces organes soit indépendant, leur objectif est de travailler ensemble pour assurer la protection des athlètes.

Les athlètes de niveau provincial ou territorial ne sont pas couverts par le programme Sport Sans Abus

En 2022, le gouvernement fédéral a engagé 13,8 millions de dollars pour mettre en place le BCIS en tant que nouveau mécanisme indépendant en matière de sport sécuritaire. 3 Les notes budgétaires énoncent que « des débutants aux athlètes olympiques, tous les athlètes au Canada devraient être à l’abri des abus, du harcèlement et des mauvais traitements. » 4 Les notes énoncent également que, pour le gouvernement fédéral, « s’assurer que nos institutions sportives à travers le pays sont responsables du traitement de leurs athlètes est essentiel pour bâtir un système sportif qui favorise la sécurité et le bien-être des athlètes canadiens. » 5

Cependant, à quelques exceptions près, le BCIS ne s’adresse qu’aux athlètes de niveau national, soit une petite fraction des athlètes du système sportif canadien. 6 Sport Sans Abus est exploité en fonction d’un mandat fédéral et dispose d’une base limitée de compétence contractuelle. En effet, il ne peut « faire que ce pour quoi il est financé et ne peut exécuter que le mandat qui lui a été confié à ce moment précis. » 7

Sport Canada exige des ONS qu’ils publient une politique en matière de sport sécuritaire, qu’ils adoptent le CCUMS et qu’ils adhèrent au BCIS, faute de quoi ils se verront retirer leur financement, entre autres conséquences. 8 Aucune exigence de ce type n’est imposée aux organismes provinciaux et territoriaux de sport (OPTS). Ils peuvent adhérer au BCIS s’ils le souhaitent. En mars 2024, un seul ONS – Volleyball Canada – est un signataire du programme du BCIS offrant ses services aux niveaux national, provincial/territorial et club/local. Même s’il existe une compétence appropriée pour une question de sport sécuritaire provinciale ou territoriale, le BCIS et le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC) peuvent toujours exercer leur pouvoir discrétionnaire pour rejeter le cas.

Notamment, le BCIS a conclu sa première année d’activité. Sur les 193 plaintes reçues par le BCIS du 1er juin 2022 et au 30 juin 2023, seules 66 d’entre elles, soit 34 %, ont été jugées recevables pour enquête. 9 Le BCIS a renvoyé plus de 50 % des plaintes à d’autres organismes, y compris des organismes provinciaux et territoriaux de sport. Cela montre que le mandat actuel du BCIS est limité et que les enjeux liés au sport sécuritaire sont omniprésents à tous les niveaux du sport.

Le manque d’harmonisation et les statistiques du BCIS suggèrent que les athlètes provinciaux et territoriaux ne sont pas en mesure d’être protégés tant qu’ils ne sont pas devenus des athlètes nationaux. Cela peut être problématique car les athlètes, les entraîneurs et les dirigeants se déplacent au sein des organismes provinciaux et territoriaux de sport et des organismes nationaux de sport. Sans recours approprié pour les athlètes sous la forme de politiques, de procédures et de sanctions cohérentes en matière de sport sécuritaire aux deux niveaux de sport, il est difficile de tenir les contrevenants au niveau provincial ou territorial responsables des mauvais traitements infligés aux athlètes, et les athlètes sont piégés dans des milieux abusifs jusqu’à ce qu’ils fassent partie de l’équipe nationale.

Obstacles au signalement des plaintes liées au sport sécuritaire au niveau provincial ou territorial

À la Clinique Solution Sport, nous avons constaté certains des obstacles auxquels se heurtent les athlètes provinciaux et territoriaux qui ont déposé des plaintes liées au sport sécuritaire :

  1. Les OPTS retardent intentionnellement de plusieurs mois l’acceptation d’une plainte, l’émission d’un rapport d’enquête ou la programmation d’une audience;
  2. Les OPTS trouvent des occasions d’invoquer une violation de la confidentialité par l’athlète afin de faire annuler la plainte;
  3. Les OPTS ont mené leur propre processus interne de sport sécuritaire tout en étant en conflit d’intérêt;
  4. Le processus de sport sécuritaire ne tient pas compte des traumatismes;
  5. Les OPTS nomment des personnes n’ayant pas d’expérience préalable en matière de jugement au panel d’arbitrage malgré les objections; 
  6. Aucun recours pour les athlètes dont l’OPTS a violé l’équité procédurale au cours du processus de sport sécuritaire;
  7. Les appels sont renvoyés à l’OPTS pour traitement ultérieur car il n’y a pas de droit d’appel auprès d’un organisme indépendant comme le BCIS ou le CRDSC;
  8. Les décisions sont arbitraires et ne s’appuient sur aucune « raison » pour justifier la sanction décidée; et
  9. Les OPTS ne sont pas tenus de publier les sanctions, ce qui est une question de sécurité publique pour les personnes susceptibles d’interagir avec l’entraîneur sanctionné dans l’avenir.


À notre connaissance, de tels problèmes sont réguliers et constants pour les athlètes provinciaux et territoriaux qui déposent des plaintes liées au sport sécuritaire. C’est inacceptable.

Conclusion et recommandations

Les gouvernements provinciaux et territoriaux doivent clairement intervenir dans les processus de sport sécuritaire des OPTS. Ils peuvent commencer à combler le fossé en obligeant les OPTS à adopter le CCUMS et à adhérer au BCIS. Un mécanisme cohérent, équitable et responsable en matière de sport sécuritaire, desservant à la fois les niveaux provinciaux/territoriaux et nationaux du sport, est nécessaire pour remédier aux problèmes énumérés ci-dessus (et à d’autres). Pour ce faire, une collaboration et un financement entre les gouvernements fédéral et provinciaux/territoriaux, les organismes nationaux et provinciaux/territoriaux de sport et, surtout, la participation des athlètes provinciaux et territoriaux peuvent s’avérer nécessaires.

Citations

Pleins feux sur une représentante des athlètes: Laura Walker, Curling

« C’est notre tour », une nouvelle campagne de marketing d’AthlètesCAN, met l’accent sur les histoires d’athlètes leaders dans les 68 sports admissibles à l’adhésion à AthlètesCAN. La campagne met en lumière un moment charnière pour une nouvelle ère de gouvernance du sport, en soulignant les parcours respectifs des représentants des athlètes dans le mouvement de défense des athlètes, tant dans leur carrière qu’au sein de leurs organismes nationaux de sport (ONS).

Chaque semaine, AthlètesCAN présente un leader clé parmi ses membres, pour souligner comment la représentation des athlètes a joué un rôle important dans sa carrière et au sein de son organisme national de sport. 

Laura Walker

Nom : Laura Walker
Sport : Curling
Position / Épreuve : Capitaine 
Titularisation au sein de l’équipe nationale : 2018 – Présent
Ville natale : Edmonton, Alb.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous impliquer au sein de votre sport et comment avez-vous pris connaissance de cette possibilité?

Il y a environ deux ans, un groupe d’athlètes de Curling Canada a été réuni et on nous a posé des questions, on nous a demandé de discuter de choses qui nous concernaient, des choses au sein de notre programme de haute performance et de notre programme d’équipe nationale. Je pense que beaucoup d’entre nous ont réalisé lors de cette réunion que beaucoup de ces questions ne nous avaient jamais été posées auparavant. Nous n’avions jamais eu ces discussions auparavant, et beaucoup d’entre nous étaient pourtant là depuis très longtemps. C’est à partir de ce groupe qu’a été formé le conseil des athlètes, et il y a maintenant un groupe d’entre nous qui s’occupe de la défense des intérêts des athlètes au sein de Curling Canada. Je fais partie du conseil des athlètes depuis sa création, il y a environ deux ans. Il est né d’une prise de conscience que nous n’avions peut-être pas posé suffisamment de questions importantes dans le passé.

Team Canada’s Laura Crocker and Kirk Muyres compete at the 2018 World Mixed Doubles Curling Championship (World Curling/Richard Gray)

Pourquoi est-il important que le système sportif canadien accorde la priorité à une expérience centrée sur l’athlète?

En tant qu’athlète, je pense qu’il est un peu frustrant et un peu troublant de réfléchir à la raison pour laquelle nous devons, en tant qu’athlètes, pousser si fort pour que l’expérience sportive soit centrée sur l’athlète. Le sport n’existe pas sans les athlètes. Nous sommes le sport et je pense qu’un grand nombre d’expériences sportives positives et saines changent la vie de beaucoup de gens. Cela a certainement été le cas pour moi, et c’est essentiel pour créer ce type de personnes dans notre monde. Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de plus important que d’offrir aux personnes impliquées dans le sport la meilleure expérience possible.

Comment avez-vous utilisé votre voix d’athlète au nom de vos pairs et quel a été son impact sur votre parcours sportif?

En mai 2023, j’ai assisté à une réunion du conseil au nom du conseil des athlètes pour demander un siège à la table afin d’avoir un représentant des athlètes au Conseil des gouverneurs de Curling Canada. Grâce à ce processus, j’ai pu être nommée au Conseil des gouverneurs.

Nous avons maintenant un athlète dans la salle. Nous avons un athlète à la table. Nous avons quelqu’un qui participe aux discussions et qui peut faire le lien entre les athlètes et les dirigeants de Curling Canada. C’est quelque chose que nous avons cherché à atteindre et je pense que c’est extrêmement important et il a fallu du temps pour y parvenir. Cela a eu un impact sur mon parcours dans la mesure où je suis maintenant gouverneure au sein du Conseil des gouverneurs de Curling Canada, et cela m’a permis d’apprendre beaucoup de choses et de voir qu’il y a plus d’un côté à la médaille. Je pense que parfois, en tant qu’athlètes, nous voulons voir le changement. Nous voulons que certaines choses se produisent pour nous. Et maintenant, je vois pourquoi certaines choses se produisent, pourquoi certaines décisions sont prises. Cela m’aide vraiment à comprendre la situation globale du curling et à trouver un équilibre entre tous les facteurs et tous les intervenants. Cela m’a certainement ouvert les yeux et a été une expérience très positive pour moi, à la fois en tant qu’athlète et maintenant en tant que défenseure des intérêts.

Quel est votre plus beau souvenir comme personne représentant des athlètes ou défendant les droits des athlètes?

Je pense que mon meilleur souvenir est le fait de m’asseoir dans la salle de réunion avec le conseil. Je pense que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je n’avais pas encore rencontré beaucoup de membres du conseil. Je ne les connaissais pas. Je ne savais pas quel genre de réaction ils auraient à mon égard lorsqu’on m’a demandé d’en faire partie.

Je me souviens d’avoir reçu des réactions très positives et que les gens ont fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. Le conseil était vraiment ouvert à l’idée de réaliser ce projet d’une manière ou d’une autre. Je me souviens que c’était un sentiment très agréable de savoir que nous étions tous du même côté et qu’il nous fallait simplement trouver un moyen d’y parvenir ensemble. Je pense que c’est tout à l’honneur du curling, mais c’est aussi une leçon pour d’autres athlètes dans d’autres sports, qu’il suffit parfois de demander. Parfois, il suffit d’entrer dans la pièce et d’avoir une conversation franche et sincère. Et vous pourriez être surpris de ce qui peut en résulter.

Qu’avez-vous appris sur le fait d’être un leader dans votre sport?

J’ai appris qu’il y a et qu’il y aura toujours beaucoup à apprendre. Je pense que dans le curling, mais aussi, j’en suis certaine, dans beaucoup d’autres ONS, de nombreux facteurs existent un peu en vase clos. Il peut s’agir de la haute performance, de la gouvernance, du personnel, des événements, des opérations. Toutes ces choses se passent un peu indépendamment les unes des autres. Je pense que j’ai appris à quel point il peut être bénéfique pour tous ces éléments d’en apprendre un peu plus sur les autres pièces du casse-tête et d’écouter tous les points de vue. Je pense que c’est vraiment important et que c’est quelque chose que j’ai peut-être négligé dans le passé. Et j’ai vraiment hâte de continuer à apprendre dans l’avenir.

Pourquoi les autres athlètes devraient-ils adhérer à AthlètesCAN ou jouer un rôle plus important dans la gestion de leur organisme national de sport?

Si on ne le fait pas maintenant, alors quand? Il y a beaucoup de changements positifs qui se profilent avec la modification du Code de gouvernance du sport, avec ce genre de discours dans le sport canadien sur la création d’une expérience sportive plus centrée sur l’athlète. Je pense que par le passé, les athlètes auraient voulu s’impliquer davantage. Ils ont eu l’impression de ne pas être entendus. Ils voulaient en faire plus, mais n’avaient pas nécessairement le temps, compte tenu de leurs horaires d’entraînement et de compétition chargés, et ne savaient pas vraiment comment s’y prendre.

C’est là qu’intervient AthlètesCAN. Il y a tellement de ressources et de personnes formidables que tout est là pour vous. Vous n’avez pas à vous débrouiller tout seul. Vous n’avez pas à vous demander par où commencer. Vous pouvez commencer avec AthlètesCAN, et vous pouvez obtenir beaucoup d’informations à partir de là. Et cela rend beaucoup moins intimidant le fait de s’impliquer et de commencer à défendre ses intérêts.

Pleins feux sur une représentante des athlètes: Mercedes Nicoll, Snowboard

« C’est notre tour », une nouvelle campagne de marketing d’AthlètesCAN, met l’accent sur les histoires d’athlètes leaders dans les 68 sports admissibles à l’adhésion à AthlètesCAN. La campagne met en lumière un moment charnière pour une nouvelle ère de gouvernance du sport, en soulignant les parcours respectifs des représentants des athlètes dans le mouvement de défense des athlètes, tant dans leur carrière qu’au sein de leurs organismes nationaux de sport (ONS).

Chaque semaine, AthlètesCAN présente un leader clé parmi ses membres, pour souligner comment la représentation des athlètes a joué un rôle important dans sa carrière et au sein de son organisme national de sport. 

Mercedes Nicoll

Nom : Mercedes Nicoll
Sport : Snowboard
Épreuve : Demi-lune
Titularisation au sein de l’équipe nationale : 1999-2018
Ville natale : Whistler, C.-B.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous impliquer au sein de votre sport et comment avez-vous pris connaissance de cette possibilité?

Le directeur exécutif de Canada Snowboard m’a approchée pour participer à la création d’un conseil des athlètes, et c’est ainsi que j’ai commencé. Dans le sport, je me demandais toujours pourquoi les choses se passaient de telle ou telle manière, et le fait de faire partie du conseil des athlètes m’a permis d’obtenir des réponses et de comprendre l’aspect « affaires » des activités d’un organisme national de sport. C’est donc grâce au directeur exécutif que j’ai fait mes débuts dans la représentation des athlètes.

Mercedes Nicoll
Mercedes Nicoll (Courtesy of Snowboard Canada)

Pourquoi est-il important que le système sportif canadien accorde la priorité à une expérience centrée sur l’athlète?

Dans le sport, au Canada, c’est de la plus haute importance parce qu’il n’y aurait pas d’organisme national de sport sans les athlètes. Donc, si un athlète ne siège pas encore au conseil d’administration ou à la table de discussion et que sa voix n’est pas entendue, je ne pense pas que vous fassiez preuve de la diligence requise à l’égard des autres athlètes qui se développent dans le système. J’estime donc qu’il est très important d’avoir un programme centré sur l’athlète pour chaque organisme national de sport et de travailler avec Sport Canada sur ce point également.

Comment avez-vous utilisé votre voix d’athlète au nom de vos pairs et quel a été son impact sur votre parcours sportif?

J’ai utilisé ma voix de multiples façons pour influencer les athlètes de snowboard. En tant que présidente du conseil des athlètes depuis sept ans, nous avons beaucoup appris et nous avons aussi beaucoup écouté les athlètes. Je sais que le financement est toujours un facteur important et l’une des victoires que nous avons remportées a été d’écouter ce que le gouvernement nous offrait, puis d’écouter les athlètes, de savoir ce qu’ils payaient et de remettre une partie de cet argent dans leurs poches. Il est évident que pendant une pandémie, vivre cette expérience et effectuer tous ces tests fut très coûteux. C’est donc un exemple d’aide que nous avons apportée aux athlètes. Cela étant, il faut écouter et comprendre au jour le jour et utiliser sa voix à la table, en particulier à la table du conseil, pour donner aux membres du conseil une meilleure compréhension de ce que cela signifie d’être un athlète et de ce que cela coûte. Siéger à des conseils d’administration peut sembler insignifiant pour les athlètes, mais cela permet vraiment aux autres personnes qui occupent ces postes de comprendre exactement où se situent les athlètes et de faire entendre leur voix.

Quel est votre plus beau souvenir comme personne représentant des athlètes ou défendant les droits des athlètes?

J’ai tellement de souvenirs d’implication dans la défense des athlètes. J’ai siégé au conseil d’administration d’AthlètesCAN. Ce fut très instructif. Je dirais probablement le Forum d’AthlètesCAN. Ce sont mes meilleurs souvenirs, car c’est là que l’on comprend mieux où en sont tous les athlètes et comment on peut les aider ou comment ils peuvent vous aider. Vous pouvez échanger des idées entre pairs pour mieux comprendre et améliorer ce que vous voulez être en tant qu’athlète, en tant que représentant, et ensuite en faire profiter votre programme.

Qu’avez-vous appris sur le fait d’être un leader dans votre sport?

En tant que représentante des athlètes pour Canada Snowboard, j’ai beaucoup appris. Je dirais que j’étais très inexpérimentée et que je ne comprenais rien, et maintenant je siège au conseil d’administration depuis de nombreuses années. Je pense que la chose la plus précieuse est d’être capable de faire preuve de patience et d’écouter les deux côtés de chaque partie, d’absorber le tout et de ne pas avoir peur de partager la voix d’un athlète parce qu’elle est si importante.

Pourquoi les autres athlètes devraient-ils adhérer à AthlètesCAN ou jouer un rôle plus important dans la gestion de leur organisme national de sport?

Vous devriez adhérer à AthlètesCAN parce qu’il y a tellement de ressources et tellement de représentants extraordinaires que vous pouvez rencontrer. J’espère que vous vous proposerez en tant que représentant afin de pouvoir participer au Forum. C’est vraiment l’un des meilleurs endroits pour rencontrer d’autres athlètes et comprendre ce qu’ils font, et comment vous pouvez améliorer le sport pour la prochaine génération ainsi que pour votre propre génération d’athlètes. Il y a tellement de ressources que vous ne connaissez probablement pas. Allez sur le site Web d’AthlètesCAN ou demandez simplement à un membre du personnel, trouvez un autre représentant des athlètes et ils seront prêts à vous aider parce que ce n’est pas une voie facile à suivre au début. Mais une fois que vous avez compris ce que cela implique, c’est tellement bien et c’est tellement utile et vraiment nous sommes tous ici pour améliorer le sport pour la prochaine génération et pour faire entendre notre voix en tant qu’athlètes.

Blogue de la Solution Sport : La relation entre les organismes nationaux de sport et les organismes provinciaux et territoriaux de sport

Auteurs : Nic Spagnuolo (gestionnaire de cas), Eli Hutchison (chargé de projet)

Le blogue de la Solution Sport est rédigé par des étudiants en droit et a pour but de fournir des informations de base et les perspectives de l’équipe sur des questions d’actualité. Toutefois, le blogue n’a pas pour but de fournir des conseils ou des avis juridiques. Les athlètes qui ont besoin d’aide doivent communiquer directement avec la clinique à l’adresse [email protected]

Les organismes nationaux de sport (ONS) sont les organismes directeurs du sport au Canada. Parmi leurs responsabilités, les ONS travaillent en étroite collaboration avec les organismes provinciaux et territoriaux de sport (OPTS) pour mettre en œuvre des politiques et promouvoir leur sport au niveau régional et local. 1 Les OPTS sont des organismes autonomes qui sont responsables du développement de leur sport, de la mise en place d’une voie de compétition pour le développement des athlètes au niveau provincial ou territorial, de la sélection des équipes provinciales et territoriales, du recrutement et de la formation des entraîneurs et des officiels, et de l’organisation des championnats provinciaux et territoriaux. 2 Pour atteindre ces objectifs, un OPTS est supervisé par un ONS, qui fixe les règles que l’OPTS doit respecter. La relation entre un ONS et un OPTS est illustrée par la manière dont un OPTS doit s’aligner sur les règles de son ONS, ainsi que par la manière dont le financement fonctionne entre eux. En outre, cette relation a des implications lorsqu’une ligue membre d’un OPTS décide de se séparer d’un ONS.

Alignement avec les règles de l'ONS

Dans la réglementation du sport au niveau provincial, un OPTS doit s’assurer qu’il respecte les règlements de son ONS en ce qui concerne les règles de jeu, la compétition, les systèmes de pointage, l’équipement, le terrain de jeu et les exigences fixées pour les athlètes, les entraîneurs, les officiels et les arbitres. 3
La nouvelle politique
récemment mise en place par Hockey Canada, l’ONS responsable du hockey sur glace au Canada, concernant les exigences dans les vestiaires, en est un exemple. À compter du 12 septembre 2023, Hockey Canada a publié une nouvelle « Politique concernant les vestiaires » dans le but de créer un espace de vestiaire sécuritaire, inclusif et équitable. 4 En vertu de cette politique, tous les participants sont tenus de porter une tenue minimale à tout moment dans un vestiaire lorsqu’il y a plus d’un participant, comme le port d’un short ou d’un short de compression en plus d’un t-shirt. 5 En outre, cette politique comprend la « Règle de deux », qui exige que deux adultes soient présents soit dans le vestiaire, soit immédiatement à l’extérieur, afin de garantir que l’environnement du vestiaire parmi les participants est exempt de toute discrimination, de tout harcèlement, de toute intimidation ou de toute autre forme de maltraitance. 6

Avec la mise en œuvre de cette politique par Hockey Canada, les OPTS de hockey sur glace dans tout le pays sont chargés de veiller à ce que toutes leurs ligues et associations membres respectent les nouvelles règles relatives aux vestiaires. Cela montre comment un ONS peut utiliser son contrôle sur ses OPTS pour réglementer son sport jusqu’au niveau provincial.

Financement entre un ONS et un OPTS

En outre, la relation entre un ONS et un OPTS comporte un élément de financement. La manière dont le financement fonctionne entre eux peut être illustrée en utilisant à nouveau l’exemple de Hockey Canada.

Chaque joueur d’une ligue exploitée par un OPTS de hockey sur glace, qui relève de la gouvernance de Hockey Canada, doit payer des frais dans le cadre de son accord de participation qui vont à Hockey Canada. 7 Hockey Canada utilise ensuite ces frais pour aider à financer ses activités au niveau des OPTS, ce qui comprend des programmes de financement pour le développement local, ainsi que des programmes de développement pour les entraîneurs et les officiels de ces ligues. 8 Hockey Canada dispose de nombreuses sources de financement supplémentaires pour financer ses activités, telles que des événements nationaux et internationaux, des commandites, du financement gouvernemental et non gouvernemental et des dons. 9 Une partie des activités de Hockey Canada auxquelles ce financement est destiné consiste à fournir un financement à ses OPTS pour les aider à exploiter le hockey sur glace au niveau provincial ou territorial. Cela comprend le financement des OPTS pour les questions liées au développement du hockey sur glace d’un bout à l’autre du pays, l’aide à la construction et à l’entretien des installations nécessaires dans l’ensemble du pays pour le hockey sur glace et la fourniture aux OPTS de l’équipement technologique nécessaire pour ce sport. 10 Comme le montre l’examen de Hockey Canada, un élément essentiel de la relation entre un ONS et un OPTS est le financement fourni par l’ONS pour aider le sport à être joué, réglementé et développé avec la plus haute qualité au niveau provincial et au niveau local d’un bout à l’autre du pays.

Que se passe-t-il lorsqu'une ligue, une organisation ou un club membre se sépare d'un OPTS et d'un ONS

Bien que cette relation permette à un ONS de réglementer son sport partout au pays, il peut y avoir des cas où une ligue, une organisation ou un club membre relevant d’un OPTS se sépare de l’ONS qui le supervise. Par exemple, le 1er juin 2023, le Conseil des gouverneurs de la Ligue de hockey de la Colombie-Britannique (BCHL) a choisi de ne pas renouveler son adhésion à Hockey Canada. 11 Cette décision est intervenue après des années d’échecs de négociations, au cours desquelles la BCHL a tenté de persuader Hockey Canada de modifier certaines de ses politiques concernant les joueurs de moins de 18 ans (M18). 12 Plus précisément, la BCHL estimait que ces politiques limitaient les chances de certains joueurs M18 d’étudier l’option de jouer au hockey sur glace dans la National Collegiate Athletic Association (NCAA). 13 Ainsi, dans le but de créer plus de possibilités pour les joueurs de jouer au hockey sur glace universitaire dans la NCAA, la BCHL a décidé de ne pas renouveler son accord avec Hockey Canada. 14  

De plus, en vertu de cette décision, la BCHL ne sera plus membre de BC Hockey, l’OPTS qui régit le hockey sur glace en Colombie-Britannique sous Hockey Canada. 15 Cela signifie que la BCHL fonctionnera désormais comme une ligue entièrement indépendante et ne sera soumise à la surveillance ni de BC Hockey ni de Hockey Canada. Sans la surveillance de Hockey Canada, les joueurs de n’importe quelle équipe de la BCHL ne pourront plus participer aux événements de Hockey Canada, qui comprennent les championnats provinciaux et nationaux. 16

De plus, les joueurs de la BCHL ne pourront plus soumettre de plaintes pour abus ou maltraitance à Sport Sans Abus et au Bureau du Commissaire à l’intégrité dans le sport (BCIS) ou à un tiers indépendant de Hockey Canada. 17 Par conséquent, la BCHL devra créer son propre système distinct pour les politiques en matière de sport sécuritaire et pour la façon de traiter toute plainte liée au sport sécuritaire, ce qui pourrait ne pas être conforme aux politiques en place de Hockey Canada et de ses OPTS respectifs. Comme le montre cet exemple, la relation entre un ONS, les OPTS et les ligues au niveau local est essentielle pour qu’un ONS ait la capacité de réglementer et de gouverner le sport à tous les niveaux dans tout le pays.

Citations